L’essentiel
- Une vidéo explicative répond à une seule question. Si vous en avez trois, faites trois vidéos.
- La structure tient en quatre temps : la situation, le problème, le fonctionnement, ce que l’on y gagne.
- Chaque phrase a son image, et l’image montre exactement ce que dit la phrase.
- Un exemple précis explique mieux qu’une définition générale.
Quand choisir une vidéo explicative animée
L’animation est le bon choix quand ce que vous expliquez ne se filme pas : un service, une démarche, un abonnement, le trajet d’une commande, la façon dont un prix se calcule. Une caméra ne peut pas montrer ce qui se passe entre le moment où un client clique et celui où il reçoit son colis. Un dessin qui bouge le peut.
Elle convient aussi quand vous ne voulez pas apparaître, ou quand le sujet doit rester valable longtemps : une vidéo animée ne vieillit pas avec une coupe de cheveux ou un décor. Si votre besoin est plutôt de montrer un objet, voyez notre guide sur la vidéo de présentation de produit.
La structure en quatre temps
| Temps | Ce que l’on dit | Part de la vidéo |
|---|---|---|
| La situation | Une personne précise, à un moment précis | Les premières secondes |
| Le problème | Ce qui la gêne aujourd’hui, avec ses mots | Un quart environ |
| Le fonctionnement | Ce qui se passe, étape par étape | La moitié |
| Ce que l’on y gagne | Le résultat, puis quoi faire | La fin |
Le fonctionnement prend la moitié du temps, parce que c’est lui que le spectateur est venu chercher. Découpez-le en deux à quatre étapes, pas plus. Au-delà, le spectateur ne retient plus l’ordre.
Une image par phrase
Dans une vidéo animée, l’image n’est pas un décor. Elle montre ce que la phrase dit, au moment où elle le dit. Si la voix parle d’une facture, on voit une facture, pas un personnage qui sourit devant un ordinateur.
- Un seul sujet par image. Deux idées dans le même plan, et le spectateur ne sait plus où regarder.
- La vraie chose. Si vous parlez de votre application, montrez votre vrai écran. Si vous parlez d’un camion, montrez un camion.
- Le mouvement dit quelque chose. Un chiffre qui monte, une flèche qui relie deux étapes, une case qui se coche : le mouvement est l’explication.
- Les mots importants à l’écran. Trois à six mots, pas la phrase entière.
La fabrication, pas à pas
Écrivez la question
Celle que vos clients vous posent. « Comment marche la livraison ? » « Que se passe-t-il si je résilie ? » C’est le titre de la vidéo.
Répondez à voix haute, puis écrivez
Expliquez-le à quelqu’un comme vous le feriez au comptoir. Notez ce que vous avez dit : c’est plus clair que ce que vous auriez rédigé. Notre guide pour écrire un script détaille la suite.
Rangez dans les quatre temps
Situation, problème, fonctionnement, gain. Huit à douze phrases courtes en tout.
Notez l’image de chaque phrase
En face de chaque phrase, ce que l’on voit. Une phrase sans image possible est trop abstraite : remplacez-la par un exemple.
Choisissez un style et tenez-le
Les mêmes couleurs, le même trait du début à la fin. Un changement de style au milieu donne l’impression de deux vidéos collées.
Faites-la regarder à quelqu’un qui ne sait rien
Demandez-lui ensuite de vous réexpliquer. Ce qu’il oublie ou déforme vous montre la phrase à réécrire.
« Comment marche notre abonnement de paniers de légumes », 50 secondes
- Situation : « Jeudi soir, le frigo est vide et vous n’avez pas le temps d’aller au marché. » Image : un frigo ouvert, vide.
- Problème : « Alors vous commandez un plat, encore une fois. » Image : un sac de livraison.
- Étape 1 : « Le lundi, vous choisissez la taille de votre panier. » Image : le vrai écran de choix.
- Étape 2 : « Le mercredi, le producteur récolte. » Image : des mains et une cagette.
- Étape 3 : « Le jeudi, le panier est au point de retrait près de chez vous. » Image : une carte, un point.
- Gain : « Une semaine de légumes, sans y penser. » Puis l’adresse du site.
La bonne durée
Pour les réseaux sociaux, visez 45 à 75 secondes. C’est assez pour quatre temps et trois étapes. Sur votre site, à côté du bouton d’inscription, vous pouvez aller jusqu’à deux minutes, parce que le visiteur est venu chercher l’information.
Si votre explication ne tient pas, ce n’est pas la vidéo qui est trop courte : c’est le sujet qui est trop large. Coupez-le. « Comment marche notre service » devient « comment passer la première commande », et le reste fera une autre vidéo.
Les erreurs qui perdent le spectateur
- Commencer par l’entreprise. « Fondée en 2019, notre société… » Personne n’a posé cette question.
- Le vocabulaire de la maison. Les mots que vous utilisez entre collègues ne sont pas ceux de vos clients.
- Des images génériques. Une ampoule pour « idée », une fusée pour « croissance » : le spectateur les a vues mille fois et n’apprend rien.
- Tout expliquer. Les cas particuliers ont leur place dans une page d’aide, pas dans la vidéo.
- Finir sans consigne. Le spectateur a compris, et ensuite ? Dites-lui quoi faire.
Avant de publier votre vidéo explicative
- La vidéo répond à une seule question.
- Elle commence par une personne et une situation, pas par votre entreprise.
- Le fonctionnement tient en deux à quatre étapes.
- Chaque phrase a une image qui montre ce qu’elle dit.
- Quelqu’un qui ne connaît pas le sujet a su le réexpliquer.
- La dernière image dit quoi faire.
Questions fréquentes
Faut-il savoir dessiner pour faire une vidéo animée ?
Non. Le travail qui compte est d’écrire une explication claire et de décider quelle image va avec quelle phrase. Le dessin et le mouvement peuvent être confiés à une personne ou à un outil.
Quelle différence entre une vidéo explicative et une publicité ?
La publicité donne envie, la vidéo explicative fait comprendre. La première dure quelques secondes et joue sur l’émotion. La seconde prend le temps de montrer les étapes, et s’adresse à quelqu’un qui s’intéresse déjà au sujet.
Peut-on mettre de vraies captures d’écran dans une vidéo animée ?
Oui, et c’est conseillé quand vous expliquez un logiciel ou un site. Le spectateur reconnaîtra ensuite le vrai écran. Montrez la capture telle qu’elle est, avec la partie importante mise en valeur.
Une voix off est-elle obligatoire ?
Elle aide beaucoup, car une explication se suit mieux quand elle est dite. Mais la vidéo doit aussi se comprendre sans le son, grâce aux mots affichés à l’écran.
Avec Meratek
Comment Meratek fait votre vidéo explicative
Vous écrivez en quelques lignes ce que vous voulez expliquer. Meratek vous pose quelques questions, écrit l’histoire, pose la voix et fabrique le film. En mode Histoire, l’explication est racontée en images dessinées, dans le style que vous choisissez. Dans l’onglet Motion, le mode Motion design l’explique avec des mots, des formes et jusqu’à quatre de vos vraies captures d’écran : le style Démonstration convient bien à un fonctionnement étape par étape.
Le prix en crédits est affiché avant de lancer, et cent quarante crédits sont offerts à l’inscription. Meratek met en images ce que vous lui dites : vous restez responsable de l’exactitude de l’explication.
À lire ensuite

Écriture
Écrire un script de vidéo explicative : la méthode, un modèle et un exemple
Une vidéo explicative réussie est d’abord un texte clair : une question, une chaîne de raisons, une réponse. Voici comment l’écrire, combien de mots viser, et un modèle à recopier.
7 min de lecture

Motion design
Comment faire du motion design quand on ne sait pas monter
Le motion design, ce sont des formes, des mots et des écrans qui bougent pour expliquer quelque chose. Vous n’avez pas besoin de savoir animer : vous avez besoin d’une idée claire, d’un ordre et d’un style.
6 min de lecture

Motion design
Comment montrer ses chiffres dans une vidéo
Un bon chiffre se retient mieux que dix adjectifs. Encore faut-il en montrer un seul à la fois, dire ce qu’il mesure et d’où il vient. Voici comment transformer vos résultats en images qui se comprennent en trois secondes.
6 min de lecture