L’essentiel
- Beaucoup de gens regardent sans le son : sans sous-titres, votre vidéo est muette pour eux.
- Trois à cinq mots à la fois se lisent d’un coup d’œil. Une phrase entière demande un effort, et le spectateur passe.
- Un seul mot ressort par phrase : plus grand, en couleur. C’est lui que l’on retient.
- Le texte se place là où il ne cache ni votre visage ni les boutons de l’application.
À quoi servent vraiment les sous-titres
On pense d’abord aux personnes sourdes ou malentendantes, et c’est une raison suffisante. Mais les sous-titres servent aussi à tous ceux qui regardent dans un bus, au bureau ou à côté d’un enfant qui dort. Pour eux, une vidéo sans texte est une personne qui remue les lèvres.
Ils ont un deuxième rôle, moins connu : ils retiennent l’œil. Un mot qui apparaît au moment où il est dit donne à l’image un mouvement régulier. C’est l’une des façons les plus simples de rendre une vidéo plus dynamique sans rien tourner de plus.
Combien de mots afficher à la fois
La phrase entière affichée d’un bloc est la façon la plus répandue, et la moins lisible. Le spectateur doit choisir entre lire et regarder. Découpez plutôt votre phrase en petits groupes de mots qui se suivent au rythme de la voix.
| Façon de faire | Ce que l’on voit | Résultat |
|---|---|---|
| La phrase entière | Deux ou trois lignes en bas de l’écran | Fatigant, on décroche de l’image |
| Un mot à la fois | Les mots défilent un par un, très vite | Vif, mais épuisant au-delà de quelques secondes |
| Trois à cinq mots | Un petit groupe de mots, sur une ou deux lignes | Se lit d’un coup d’œil, laisse voir l’image |
Coupez là où la voix respire. « Vous rentrez à vingt heures » puis « et la cuisine vous attend » se lit mieux que la même phrase coupée au milieu d’un groupe de mots.
Le mot fort : un seul par phrase
Dans chaque phrase, un mot porte le sens : un chiffre, un nom, un verbe, une négation. Affichez-le plus grand et dans une couleur. Les autres mots restent blancs et plus petits. Le spectateur qui ne lit que les mots forts doit comprendre l’idée de la vidéo.
- Un chiffre : « deux heures », « trois étapes », « 40 euros ».
- Un nom propre : votre produit, une ville, une marque dont vous parlez.
- Une négation : « jamais », « aucun », « impossible ».
- Le bénéfice : « gratuit », « prêt », « réparé ».
Où placer le texte et quelle taille lui donner
Sur une vidéo verticale, le bas de l’écran est couvert par le nom du compte, la description et les boutons de l’application. Un texte posé tout en bas est caché. Remontez-le : le tiers bas de l’image, au-dessus de ces boutons, est l’endroit le plus sûr. Les repères précis sont dans notre guide sur le format vertical.
- Face caméra : sous le menton, jamais sur la bouche ni sur les yeux.
- Sur une image ou un écran : là où il ne cache pas ce que vous montrez.
- La taille : assez grande pour être lue le téléphone tenu à bout de bras.
- Le contraste : du blanc avec un contour ou un fond sombre et flou derrière les mots. Un texte blanc sur un mur clair disparaît.
La méthode pas à pas
Partez du texte exact
Les sous-titres reprennent ce qui est dit, mot pour mot. Si vous avez écrit un script, vous l’avez déjà. Sinon, réécoutez et notez.
Corrigez les fautes
Un outil qui transcrit se trompe sur les noms propres, les chiffres et les mots de métier. Relisez tout une fois, lentement.
Découpez en groupes de trois à cinq mots
Une coupe à chaque respiration. Pas de mot seul oublié sur une ligne.
Choisissez le mot fort de chaque phrase
Un seul. Si vous en voulez deux, la phrase contient deux idées : coupez-la.
Placez et vérifiez sur un téléphone
Regardez la vidéo sur un vrai téléphone, pas sur l’ordinateur. Rien ne doit toucher les bords ni passer sous les boutons.
Regardez une fois sans le son
Si vous comprenez tout, les sous-titres font leur travail.
Une phrase, découpée
- La phrase dite : « La plupart des gens arrosent trop leurs plantes, alors qu’une fois par semaine suffit. »
- Groupe 1 : « La plupart des gens »
- Groupe 2 : « arrosent TROP »
- Groupe 3 : « leurs plantes »
- Groupe 4 : « alors qu’UNE FOIS par semaine »
- Groupe 5 : « suffit »
Les erreurs qui rendent les sous-titres illisibles
- Tout en majuscules, tout en couleur. Quand tout ressort, rien ne ressort.
- Un texte en retard sur la voix. Un décalage d’une demi-seconde suffit à gêner. Le mot arrive quand il est dit.
- Des fautes d’orthographe. Elles se voient plus à l’écrit qu’à l’oral, et elles font douter du reste.
- Une police fantaisie. Une écriture simple et épaisse se lit. Une écriture décorée se devine.
- Un texte qui change de place. L’œil doit le retrouver au même endroit à chaque fois.
Avant de publier une vidéo sous-titrée
- Chaque groupe compte trois à cinq mots.
- Un seul mot ressort par phrase, toujours dans la même couleur.
- Le texte ne cache ni le visage ni ce que vous montrez.
- Rien ne passe sous les boutons de l’application.
- Les noms propres et les chiffres sont justes.
- La vidéo se comprend sans le son.
Questions fréquentes
Faut-il sous-titrer une vidéo qui a déjà du texte à l’écran ?
Si le texte à l’écran reprend déjà tout ce qui est dit, non : deux textes en même temps se gênent. Si l’écran ne montre que quelques mots, ajoutez des sous-titres pour le reste.
Les sous-titres automatiques des applications suffisent-ils ?
Ils sont un bon point de départ, à condition de les relire. Ils se trompent sur les noms et les chiffres, et affichent souvent la phrase entière. Corrigez le texte et le découpage avant de publier.
Quelle couleur choisir pour le mot fort ?
Une couleur vive qui tranche avec votre image et qui rappelle votre marque. Le jaune et l’orange se lisent bien sur presque tous les fonds. L’important est de garder la même.
Doit-on écrire les hésitations ?
Non. Coupez-les de la vidéo quand vous le pouvez, et dans tous les cas ne les écrivez pas. Le sous-titre montre la phrase propre.
Avec Meratek
Comment Meratek pose vos sous-titres
Dans l’onglet Motion, le mode Face motion part de votre vidéo face caméra. Meratek écoute ce que vous dites, coupe les hésitations et pose les sous-titres : peu de mots à la fois, le mot fort plus grand et en couleur, sous votre menton pour ne pas cacher votre visage. Il ajoute aussi le zoom lent et des images sur vos phrases.
Le prix en crédits est affiché avant de lancer, et cent quarante crédits sont offerts à l’inscription. Relisez toujours le résultat : un nom propre mal entendu reste possible, et vous restez responsable de ce que la vidéo affiche.
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