L’essentiel
- Le spectateur décroche quand l’image ne change pas. Toutes les trois à cinq secondes, quelque chose doit bouger : un mot, un zoom, une image.
- Des sous-titres qui mettent un seul mot en valeur par phrase se lisent mieux que tout le texte affiché d’un bloc.
- Une image arrive sur le mot qui la nomme, jamais avant, jamais après.
- Coupez les hésitations et les longs silences : une vidéo plus courte de dix secondes garde plus de monde jusqu’à la fin.
Pourquoi une vidéo face caméra paraît plate
Vous avez quelque chose d’intéressant à dire, vous le dites bien, et pourtant la vidéo ne retient pas. La raison est presque toujours la même : pendant une minute, l’image ne change pas. Le même cadre, le même fond, la même personne. L’oreille suit, mais l’œil s’ennuie, et c’est l’œil qui décide de passer à la vidéo suivante.
Les créateurs dont les vidéos face caméra marchent ne parlent pas mieux que vous. Ils donnent à l’œil quelque chose à faire pendant que l’oreille écoute. C’est un travail de montage, et il suit quelques règles simples.
Des sous-titres qui donnent envie de lire
Beaucoup de vidéos sont regardées sans le son. Les sous-titres ne sont donc pas une option. Mais un bloc de texte en bas de l’écran fatigue. Ce qui marche : peu de mots à la fois, et un mot plus grand que les autres.
- Trois à cinq mots à la fois, pas la phrase entière.
- Le mot qui compte en grand et en couleur : « impossible », « gratuit », un chiffre, un nom.
- Les petits mots en blanc, autour, plus discrets.
- Un fond sombre et flou sous le texte, placé sous votre menton, pour que les mots se lisent sans cacher votre visage.
Le zoom lent, le geste qui change tout
Regardez de près les vidéos qui vous retiennent : pendant que la personne parle, le cadre se rapproche très lentement de son visage, puis revient à la phrase suivante. Ce mouvement est presque invisible, et pourtant il donne l’impression que quelque chose avance.
Le zoom reste léger. Il ne s’agit pas de finir en gros plan : un rapprochement d’un dixième environ sur la durée d’une phrase suffit. Trop fort, il devient gênant.
Quoi montrer pendant que vous parlez
| Quand vous dites | Montrez | Comment |
|---|---|---|
| Le nom d’une marque ou d’un outil | Son vrai logo | Dans un petit carré à côté de vous |
| Un lieu, un objet réel | Un court extrait vidéo réel | En plein écran, deux à quatre secondes |
| Une idée, un conseil | Une petite animation : une liste qui se coche, un compteur, une page surlignée | En plein écran ou au-dessus de vous |
| Une preuve | Votre propre capture d’écran | Telle qu’elle est, avec la partie importante entourée |
Alternez. Vous, puis une image, puis vous. Environ la moitié du temps sur votre visage, l’autre moitié sur ce que vous montrez. Votre voix, elle, ne s’arrête jamais.
La méthode pas à pas
Filmez-vous de près, bien éclairé
Le téléphone à hauteur des yeux, une fenêtre face à vous, le visage dans la moitié haute de l’image pour laisser la place aux sous-titres.
Dites une seule idée
Une minute, une idée. Notre guide pour trouver des idées de vidéos vous aide à la choisir.
Coupez les déchets
Les « euh », les reprises, les silences de plus d’une seconde. C’est le gain le plus rapide.
Posez les sous-titres
Peu de mots, un mot fort par phrase, une couleur.
Placez quatre à huit images
Chacune sur le mot qui la nomme. Pas d’image pour décorer.
Ajoutez le zoom et un son léger
Un zoom lent par phrase, et de petits sons discrets à chaque changement d’image.
Une vidéo de 60 secondes, montée
- 0 à 5 s : vous, de près, le zoom avance, le mot fort de l’accroche en grand.
- 5 à 9 s : une animation plein écran qui illustre le problème.
- 9 à 20 s : vous, avec deux logos qui passent à côté de vous quand vous les citez.
- 20 à 45 s : alternance : vous, une image, vous, votre capture d’écran.
- 45 à 60 s : vous, pour la conclusion et ce que le spectateur doit faire.
Les erreurs à éviter
- Des images sans rapport. Une image jolie mais hors sujet distrait au lieu d’aider.
- Cacher son visage. Le texte se place sous le menton, jamais sur la bouche ou les yeux.
- Trop d’effets. Si l’on remarque le montage, c’est qu’il y en a trop.
- Une musique trop forte. Votre voix est le film. La musique reste derrière.
Avant de publier votre vidéo face caméra
- Quelque chose change à l’image toutes les trois à cinq secondes.
- Les sous-titres montrent peu de mots à la fois, avec un mot fort.
- Chaque image arrive sur le mot qui la nomme.
- Les hésitations et les longs silences sont coupés.
- Votre visage n’est jamais caché par le texte.
Questions fréquentes
Faut-il un logiciel de montage pour faire tout cela ?
Avec un logiciel de montage, comptez plusieurs heures pour une minute de vidéo. Des outils font aujourd’hui ce travail à partir de votre vidéo : ils écoutent ce que vous dites, coupent les hésitations, posent les sous-titres et placent les images.
Combien d’images mettre dans une vidéo d’une minute ?
Entre quatre et huit. Assez pour que l’image change souvent, pas trop pour que l’on vous voie encore la moitié du temps.
Les sous-titres doivent-ils couvrir toute la vidéo ?
Oui, si votre vidéo n’en a pas déjà. Une grande partie des spectateurs regarde sans le son.
Peut-on utiliser plusieurs vidéos tournées séparément ?
Oui. Tournez plusieurs prises courtes plutôt qu’une longue. Il suffit ensuite de les remettre dans le bon ordre : l’accroche d’abord, la conclusion à la fin.
Avec Meratek
Comment Meratek rend votre vidéo face caméra vivante
Dans l’onglet Motion, le mode Face motion part de votre vidéo, ou de plusieurs vidéos courtes jusqu’à 90 secondes au total. Meratek écoute ce que vous dites, coupe les hésitations, propose l’ordre de vos vidéos, vous pose quelques questions, puis fabrique le film : le zoom lent, les sous-titres avec le mot fort, les logos des marques que vous citez et des animations créées pour vos phrases.
Vous pouvez ajouter vos propres captures d’écran : Meratek vous demande ce que chacune doit montrer. Le prix en crédits est affiché avant de lancer, et cent quarante crédits sont offerts à l’inscription.
À lire ensuite

Idées
Trouver des idées de vidéos et choisir son créneau : une méthode en quatre étapes
Un bon créneau n’est pas un sujet à la mode. C’est le croisement entre ce que vous savez, ce que des gens cherchent, et ce que vous pourrez encore raconter dans six mois.
6 min de lecture

Motion design
Comment faire du motion design quand on ne sait pas monter
Le motion design, ce sont des formes, des mots et des écrans qui bougent pour expliquer quelque chose. Vous n’avez pas besoin de savoir animer : vous avez besoin d’une idée claire, d’un ordre et d’un style.
6 min de lecture

Organisation
Publier régulièrement : construire un calendrier de publication que vous tiendrez
La régularité ne vient pas de la motivation, elle vient d’une organisation : un rythme modeste, des vidéos préparées d’avance, et une demi-journée de production par semaine.
6 min de lecture
